mardi, 01 avril 2008
Un ballon à écailles ?
Un ballon à écailles ? Une contingence peut en chasser une autre
par Mezetulle
Un ballon transformé par la pluie en savonnette, essuyé, caressé dérisoirement et archaïquement avec une serviette de toilette avant le lancer en touche... C'est ce qu'on a vu encore la semaine précédente dans la pataugeoire du Stade Aguilera à Biarritz, où chaque chute s'accompagnait d'une gerbe d'éclaboussures comme on n'en voit que dans les bandes dessinées... et sur les terrains de rugby.
Qu'est-ce qui fait glisser le ballon, et le métamorphose en gigantesque glaçon ovoïde insaisissable qui, telle une fusée, s'échappe d'autant plus vite qu'il est fortement enserré ? Pas seulement l'humidité : la forme ovale prend sous la pluie et dans la rosée les propriétés d'une double queue de poisson. Et ce ne sont pas les petits picots du revêtement qui peuvent arrêter la glissade vers les extrémités. D'où l'idée d'un revêtement qui ressemblerait à des écailles élasmoïdes miniature ... mais implantées à l'envers, à rebrousse-poil si l'on peut dire, et symétriquement de part et d'autre, de sorte que la prise soit recentrée vers la panse et que la fuite vers les pointes soit sinon bloquée, du moins empêchée. Essayez donc de faire glisser un poisson dans vos mains de la queue vers la tête en le serrant...
On sait que bien des techniques dont on aurait aujourd'hui du mal à se passer (fermeture éclair, attaches velcro) sont
inspirées d'un modèle existant dans la nature - en l'ocurrence les micro crochets dont l'imbrication forme les plumes de certains oiseaux. Pour remplacer les peaux de phoques sous les semelles des skis de randonnée, on utilise déjà depuis longtemps des sortes d'écailles de synthèse qui bloquent le retour du ski vers l'arrière à la montée sans freiner son glissement vers l'avant à la descente. Il n'est donc pas si étonnant que des équipes de chercheurs travaillent aujourd'hui à transposer cette technique, en la miniaturisant, à la saisie d'une gonfle ovoïde chargée de pluie par des mains gantées de boue...
Les choses sont cependant loin d'être au point et il n'est pas encore question d'introduire cette nouveauté sur les terrains en dehors de quelques expérimentations - reste notamment à résoudre le problème du comportement de la balle dans le jeu au pied et surtout celui de
son évolution aérienne. En effet, les micro-écailles offrant une résistance alternée à l'air, le ballon devient totalement instable dès qu'il s'élève rapidement. On ne ferait donc, en l'état actuel des recherches, qu'échanger une contingence contre une autre. Le temps des spectaculaires et comiques en-avants humides, celui des serviettes de toilette sur le banc de touche n'est donc pas près d'être détrôné.
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samedi, 05 janvier 2008
Rugbyrama sous les bons auspices
De l'hôpital au terrain : Rugbyrama sous les bons auspices de 2008
Il n'y a que dans la presse sportive qu'on peut trouver ça.
Reprenant mes drogues ordinaires après un break qui a duré presque 3 semaines, je me jette sur le site de Rugbyrama - le Midi Olympique sur papier, c'est encore une trop fort pour mon actuelle capacité de lecture, il me faut un sevrage plus progressif. Donc une petite dose homéopathique de Rugbyrama, c'est tout ce qu'il me faut pour aujourd'hui. Bien entendu, avant d'affronter les rudes joutes du Forum (ce sera peut-être pour demain) je prends des nouvelles de mes chouchous roses du Stade français - un peu vacillants en ce début de saison. Et là, merveille des merveilles, je tombe sur un superbe jeu de mots, dans un article intitulé Retour au terrain. Jugez plutôt :
"...l'année 2008 commence sous les meilleurs hospices [sic] pour Fabien Galthié..."
Attendez, attendez la suite avant de vous esclaffer vulgairement devant cette faute de lexique, la phrase continue ainsi :
..." qui voit son infirmerie se vider peu à peu."
Ah oui, si seulement ils avaient raison, si seulement l'hospice qu'est devenu le SF pouvait se vider sur le terrain, l'année commencerait effectivement sous de meilleurs auspices.
Devant de tels raffinements de langue, il faut faire comme devant un hôpital, silence, mais de respect.
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22:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Rugbyrama
lundi, 19 novembre 2007
Club français cherchent recette de mayonnaise
Clubs français cherchent recette de mayonnaise
En lisant le billet précédent, vous avez cru que je retournais ma veste rose ? Il m'a semblé bien normal de ressortir mes
accessoires de fête pour célébrer cette magnifique victoire de Toulouse sur Leinster hier soir, et surtout pour signaler un match très différent des trois autres que j'ai vus ce week-end engageant des clubs français en Coupe d'Europe.
J'ai vu Biarritz-Saracens, Stade français-Bristol, Clermont-Munster. Le point commun c'est à mon avis que les clubs français ne sont pas encore bien "dans le coup", qu'ils ont besoin d'un petit tour de chauffe pour entrer vraiment dans cette compétition, et après tout rien d'étonnant ni de très très alarmant. On voit d'excellents joueurs, de très bonnes intentions, beaucoup de courage, mais ça manque de réglage, d'huile dans les rouages : la mayonnaise n'est pas prise. Question de mise au point, de technique collective.
J'excepte le match Bourgoin-Ulster, que je n'ai pas vu. Pour mes chouchous du Stade français, les choses sont un peu plus inquiétantes, l'infirmerie ne faisant que se remplir, Skrela et Fillol ayant leurs "jours" bons... et moins bons - en revanche je suis impressionnée par la régularité de Jeanjean. Rien qu'en voyant la tronche de Fabien Galthié dans les tribunes, je crois que je ne suis pas très loin du vrai... en ce moment la mayonnaise tourne... espérons que c'est uniquement faute d'ingrédients disponibles.
Voilà dans quel état d'esprit nous (1) allumons la télé hier soir, drapeau rose en berne, un peu dans la déprime et dans la brume d'une grippe tenace (à peine secourue par le mouchoir rouge et noir que Benoît annonçait sur un commentaire
injustement dépressif) : allez on va quand même regarder au moins le début, on se rabattra sur un film si (ou dès que) ça tourne mal... Et voilà que dès l'entame, c'est une impression totalement différente : une équipe toulousaine non seulement composée de grands joueurs, non seulement pleine d'envie et d'allant, mais parfaitement au point, une mécanique qui tourne à toute vitesse et qui envoie un jeu magnifique. Même si ce n'est pas très efficace en première mi-temps, on se dit que forcément ça paiera, on est au rugby il n'y a pas de fatalité, ce sont les forces et les habiletés qui décident ... et le résultat final est là, logique, reflétant rationnellement une parfaite homogénéité, homogénéité qu'on a pu mesurer par les changements de joueurs en seconde période : c'est tout juste si je me suis rendu compte que Kelleher avait remplacé Elissalde...!
Alors même si la Coupe d'Europe n'est pas encore partie vers Toulouse, c'est vers le Stade toulousain que, me
semble-t-il, les clubs français doivent porter leurs regards pour reprendre en main la recette de la bonne mayonnaise. Certes ça ne vide pas une infirmerie trop bien garnie, mais ça permet de ne pas oublier que le rugby est un sport fondamentalement collectif : un art de faire la mayonnaise, de réussir l'homogénéité et la fermeté d'une émulsion. Pour cela les bons ingrédients sont nécessaires mais pas suffisants, il faut un tour de main sans fébrilité, et un peu de temps.
C'est Greg qui va être content : parce que la mayonnaise d'ordinaire est jaune ! Mais il existe aussi des recettes de mayonnaise rose. Et même celles qui tournent, on peut toujours les rattraper.
(1) Nous c'est-à-dire mon mari Jean-Marie et moi. Dans un grand élan, JM a eu la bonne idée de souscrire abonnement à Canal +. Je crois qu'il ne s'est pas très bien rendu compte qu'il s'exposait à subir une moyenne de 3 matches par week-end. Si à cela on ajoute l'opéra (autre "sport sanguinaire"), et la danse contemporaine (autre "sport de corps à corps") c'est dur... Euh, je dois ajouter pour être complètement exacte qu'il a un petit faible pour le Stade toulousain.. donc en ce moment tout baigne (dans l'huile de mayonnaise bien sûr!).
16:05 Publié dans Actualités , Coupe d’Europe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Coupe d'Europe, Stade toulousain, Stade français
samedi, 27 octobre 2007
Ouverture Top 14 au Stade de France
Ouverture Top 14 au Stade de France
par Mezetulle
Stade français Paris - Clermont ASM, 27 octobre.
Un match très offensif (on avait oublié que ça existe !) où on a vu de très belles actions, dominé par les Parisiens en 1re mi-temps, et par Clermont en deuxième moitié de seconde mi-temps qui a concrétisé une magnifique succession d'attaques par un essai de Broomhall. Le score est presque celui de la finale de la dernière saison mais le match présentait une physionomie très différente, beaucoup plus équilibrée. Je dois dire que j'ai bien mieux aimé celui-ci, avec une pensée pour Greg et Christophe : j'avais bien sûr revêtu l'écharpe bicolore du 9 juin !
Et les Clermontois sont là, moins nombreux que le 9 juin (en regardant bien : petite zone jaune sur la photo), mais le ramage est bien plus volumineux que le plumage !
Malgré une toute fin de match un peu cafouilleuse - essai refusé à Clermont au motif que Cudmore s'est introduit dans l'en-but en rampant et n'aurait donc pas "aplati"... bon, je n'étais pas de ce côté et je n'ai absolument rien vu - et pas mal de fautes, mes chouchous ont gagné 23-17. Après avoir vu l'essai de Mirco Bergamasco, le drop puis l'essai de Liebenberg, enfin Saubade traverser le terrain avec le ballon sous le bras, j'ai la certitude qu'ils vont vraiment s'accrocher au Bouclier très très fort et chercher les points de bonus.
Maintenant que je suis une habituée des lieux (voir "Le Stade de France pour les nuls") j'ai fait un parcours sans faute. Plus une seule hésitation de "bleu" au sujet de la meilleure station RER, du ravitaillement en eau, du parapluie qu'il vaut mieux laisser à la maison - d'ailleurs il ne pleut pas.
Non, la question "branchée" c'était plutôt : qu'est-ce que l'équipe de Max Guazzini aura inventé cette fois pour nous épater? Parce que le maillot camouflage on l'a déjà vu (pas terrible, surtout sur une pelouse). Je ne parle pas non plus du spectacle équestre, du mini-concert de Calogero, des Girls du Moulin Rouge... n'en jetez plus.
Déjà vu aussi le 9 juin : le tour de piste du Bouclier de Brennus. Alors là vous allez dire que je charrie, je suis vraiment difficile, blasée. OK mais quand même c'était la moindre des choses de le montrer encore une fois ! Et dans quel cortège : des motards ouvrant la voie à une Cadillac rose bonbon ! Un look rock d'enfer !
Et là, oups, il est passé (la photo numérique, surtout sur un téléphone portable, ça ne vaut pas les bon vieux reflex mécaniques au 1/1000e de seconde), vous pouvez juste voir un petit morceau d'une des Girls qui tiennent le glorieux trophée :
Et puis arrive sur la pelouse un char avec ce gros oeuf-ballon doré
23:00 Publié dans Actualités , Top 14 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Stade français, ASM Clermont, spectacle, opéra, Brennus
lundi, 22 octobre 2007
Bilan rugby bling bling
Bilan rugby bling bling
par Mezetulle
"La Coupe du monde de rugby : une bonne affaire commerciale". Tel est le titre de l'enquête de Vincent Pellegrini et Sébastien Paour diffusée le 22 octobre sur France-Info.
Selon cette enquête, l'IRB dégagerait un bénéfice de 180 millions d'Euros pour cette Coupe du Monde 2007. C'est formidable, ça atteint le niveau du tournoi de Roland Garros. Et puis, il y a les fameuses "retombées", etc. Tout
baigne.
La fin de la chronique fait entendre un son de cloche moins sonnant et plutôt trébuchant : c'est que justement il y aurait des cloches dans cette opération, ou plutôt des pigeons. Le montant des investissements consentis par les villes hôtes pour l'accueil des équipes et les frais afférents n'est pas connu. Explication : l'opération serait tellement déficitaire pour les finances publiques que les municipalités préfèrent mettre la sourdine en période électorale. Et la chronique de se terminer perfidement sur les statuts de l'IRB qui affichent ouvertement l'objectif de "maximiser" les recettes... comme l'aurait probablement voulu Pierre de Coubertin....
Je fais état de ça, mais je ne suis pas tellement inquiète : sûrement que l'IRB va piocher dans ses bénéfices pour venir au secours du contribuable français en prenant en charge une partie substantielle des frais d'accueil, non?
J'ai encore tout faux là ?
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17:40 Publié dans Actualités , Coupe d’Europe , Mes coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : IRB, bénéfices, argent
dimanche, 21 octobre 2007
Les Springboks au sang vert
Les Springboks au sang vert
par Mezetulle
Expression entendue hier sur quelques chaînes de tv, après la belle victoire des Springboks en finale. Dans un reportage dans les townships, déjouant toutes les attentes des bien-pensants qui auraient aimé déguster quelque déclaration accusatrice de restes d'apartheid, un adolescent noir hurle : "on a tous le sang vert !" - allusion à la couleur du maillot de l'équipe nationale. ![]()
Et Laurent Bénézech, lors d'un débat sur la chaîne TV de L'Equipe hier soir, rappelait que l'entraîneur Jake White est resté "droit dans ses bottes" devant les énormes et multiples pressions communautaires de tous côtés qui souhaitaient des quotas : on prend les meilleurs. Nul besoin de quota, en effet, pour comprendre que Habana est un des meilleurs joueurs de rugby du monde! Et si le nombre de joueurs noirs est encore restreint, c'est avant tout dû à la structure sociale qui fit du rugby un sport élitiste en Afrique du Sud. Mais ne l'a-t-il pas été fort longtemps en Angleterre ? L'alibi de l'amateurisme n'a-t-il pas longtemps couvert en Europe une pratique jalousement aristocratique ? Alors laissons faire le temps et l'éducation (1).
Ce grand pays travaillé par les contradictions et par une histoire douloureuse montre la voie : dans quelques années, le
rugby, s'il sait se doter comme c'est probable de moyens pour être encadré et largement enseigné, ne sera pas seulement un sport véritablement national, il sera emblématique de la formation d'un peuple, laquelle n'a rien à voir avec celle d'une ethnie.
On aimerait que la France reste fidèle à cette conception, qu'elle a pourtant contribué à inventer, et qu'elle le soit aussi dans son rugby. D'immenses zones urbaines sont à conquérir. On souhaite que l'Ovalie continue à sortir de sa "profondeur" territoriale - ce qui n'est pas encore gagné au vu de quelques propos célèbres sur "les bourgeoises de m..." qui, paraît-il, ornent les fauteuils du Stade français. Mais je n'épargnerai pas non plus ce dernier : il serait bien avisé, en dehors de ses excursions au Stade de France, de venir un peu plus souvent à l'est et au nord des quartiers chics de Paris...
Au fait, La Choule avait risqué un pronostic, publié par le journal argentin La Nacion le 19 septembre. Y figuraient les Springboks en vainqueurs, et l'Argentine en possible outsider... Et bien entendu je m'y trompais comme tout le monde en avançant les All Blacks et l'Australie sur le 2e rang, et en faisant évidemment l'impasse sur une Angleterre alors au fond du trou. Mais quand même : pas trop mal pour une "bourgeoise parisienne de m..." non ?
PS. Encore une semaine pour visiter l'exposition des peintures de Marine Assoumov au Stade de France (jusqu'au 30 octobre). Bonne occasion pour ceux qui, comme La Choule, assisteront au match d'ouverture du Top14 samedi 27 octobre : venez une heure plus tôt, ça vaut le coup ! Voir l'album du vernissage.
1 - Voir sur ce sujet l'article de Stéphanie Platat dans l'édition électronique de Libération d'aujourdh'ui (à laquelle j'emprunte la photo Reuters).
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22:00 Publié dans Actualités , Coupe du Monde , Mes coups de cœur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Afrique du Sud, Springboks, Apartheid, quotas
samedi, 20 octobre 2007
Les stratégies de "la France qui gagne"
14:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plaquage
dimanche, 07 octobre 2007
Au seul bruit de ton nom, doit-on trembler d'effroi ?
Au seul bruit de ton nom, doit-on trembler d'effroi ?
Ils l'ont fait !
par Mezetulle
La guéguerre du maillot n'était pas une futilité : elle a révélé une mentalité black superstitieuse, regardante sur l'extériorité, petite faille morale.... Ensuite, en avant-match, le regard et l'approche "au plus près" ont ramené le haka à ce qu'il est : au mieux une admirable danse rituelle de bien meilleur niveau que celle des pom pom girls, au pire une gesticulation d'intimidation. Il ne fallait lâcher sur rien. Ni sur les principes, ni sur la conviction que personne n'est invincible. Et jouer, jouer son meilleur rugby, n'être jamais au-dessous de soi-même ; comme dirait Descartes, (réapproprié par La Choule) : jusqu'au bout, sans jamais croire que c'est perdu, sans jamais croire que c'est gagné.
C'est fait. Ils l'ont fait. Les Bleus ont battu les Blacks sur la pelouse de Cardiff. Bravo bravo bravo.
Je passe la parole à Corneille, en traficotant un peu le texte...
BLACK
Sais-tu bien qui je suis ? (Ici : haka prolongé avec beaucoup de gesticulations)BLEU
Oui, tout autre que moi
Au seul bruit de ton nom pourrait trembler d'effroi
Les palmes dont je vois ta tête si couverte
Semblent porter écrit le destin de ma perte.
J'attaque en téméraire un bras toujours vainqueur,
Mais j'aurai trop de force, ayant assez de coeur.
A qui soutient haka il n'est rien d'impossible;
Ton bras est invaincu, mais n'est pas invincible.
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00:19 Publié dans Actualités , Coupe du Monde , Equipe de France | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Bleus, Black, victoire, Cardiff
dimanche, 30 septembre 2007
Rugbyman-intello: le tandem tendance
par Mezetulle
12h00. En attendant les deux matches décisifs d'aujourd'hui, je me sens fébrile et sur les dents. Je prends des risques insensés : je viens de laver mon maillot XV de France, sera-t-il sec pour 15 heures ? Si oui, ils gagnent, sinon euh... je n'aurai rien à me mettre (1).
Rien de tel que quelque lecture frivole pour se calmer, feuilletage de la presse "féminine", ça fait beaucoup de bien..
Alors je vous propose un pastiche.
Héritiers d'une grande tradition, ils se mettent au goût du jour : les tandems rugbyman-intello sont très tendance en ce moment.
La Choule en a repéré trois. A vous de choisir votre style.
Le plus classe : Galthié-Lacouture, une technique de virtuose, ça tombe parfaitement, impec. La cuisine au Champagne.
Pour celles qui emportent une robe-fourreau dans leur sac de week-end.
(Sur La Choule, article sur le livre Lois et moeurs du rugby).
Le plus BCBG - valeurs sûres : Herrero-Serres, un parfum de terroir et de nostalgie, poétique et robuste. La cuisine de tradition.
Pour celles qui décidément reviennent toujours au tailleur Chanel.
(Sur le site de l'Huma, article "Le rugby a-t-il encore une âme?" et sur le site de Philosophie magazine)
Le plus décalé : Dominici-Kintzler, ou comment on se sent bien parce qu'on se sent mal. La cuisine des contrastes, pour amateurs de profiterolles et d'omelette norvégienne.
Si jean + fourrure vous semble la tenue incontournable pour aller à l'Opéra et au Stade, vous adorerez.
(Sur le site de Philosophie magazine, et sur La Choule)
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Bravo les Bleus ! 
1 - 19h00 : il était sec à temps ouf! non seulement j'étais dans une tenue décente, mais ils ont gagné ! Bravo Beauxis, Domi, capitaine Serge et les Bleus ! Mais il va falloir se mouiller dans les eaux agitées de Cardiff...
12:30 Publié dans Actualités , Rugby au féminin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Galthié, Lacouture, Herrero, Serres, Dominici, presse féminine
jeudi, 27 septembre 2007
Choule à la noix.... d'honneur
Choule à la noix... d'honneur
par Mezetulle
La Choule décroche "La noix d'honneur" du Canard enchaîné du 26 septembre 07, pour sa réponse à la question du journal Le Monde du 25 sept - Jean-Louis Aragon lui a en effet demandé si certains philosophes auraient fait de bons joueurs de rugby...
La Choule ne s'est pas dérobée et a commencé une sélection (notamment Hume en pilier, Descartes en demi d'ouverture et Rousseau pour "pourrir le jeu des autres"), puis a renvoyé au manuel qui donne le moral en toutes circonstances : le traité des Passions de l'âme de Descartes.
Commentaire du Canard : "relire les Essais de Montaigne serait peut-être plus approprié"... Sûrement, mais j'avais déjà entendu cent fois cette blague chez mes amis philosophes !
Allez, La Choule, encore un effort ! Transforme l'essai et tu franchiras allègrement "Le mur du çon"...


10:30 Publié dans Actualités , Editos | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : canard, joueurs








