« 2007-10 | Page d'accueil | 2007-12 »

samedi, 24 novembre 2007

Cinq essais vus à contre-culture

Cinq essais (sur sept) vus à contre-culture : Stade français- Bayonne vu de Lille

En déplacement à Lille vendredi (après une conférence pour laquelle CitéPhilo m'accueillait - salle pleine et rencontre avec beaucoup d'anciens étudiants et de collègues qui m'a fait très plaisir), sans nouvelles d'un ami avec qui j'avais envisagé un possible dîner, je saisis l'occasion de cette soirée brusquement vacante et me mets en quête d'un bistrot où voir le match Stade français-Bayonne... Cette ville de Lille, je la connais plus qu'un peu, y ayant travaillé et habité une bonne partie de la semaine pendant 15 ans. Les pubs, les vrais, n'y manquent pas et l'ambiance y est chaleureuse, bourrée d'Anglais en fin de semaine qui viennent se régaler et faire un peu de bruit. D'après gérant de l'hôtel j'en trouverai bien un où ça peut se voir.

Seulement voilà, le vendredi soir, les Anglais et les Lillois, ils se contrefichent d'un match du Top 14, ils ont juste envie de manger, de boire de la bière, de faire la fête, de faire un tour de manège. Les écrans sont noirs. Devant ma déception, un barman sympathisant rugby me donnne le bon tuyau : il faut aller chez les spécialistes, ça se comprend rien qu'en entendant le nom du pub "L'Australian bar"... J'y cours, et j'y tombe plus qu'à plat. On me regarde avec un peu de condescendance. "Un match de rugby, quel match ?"... "Ah  ouuuiiii ! Désolés madame, ici on regarde juste les matches internationaux".

Amis de l'Ovalie profonde, que j'ai chambrés si souvent sur ce blog : je n'ai jamais mieux senti ce soir-là combien Paris est une des villes les plus méridionales de France... Quand je pense qu'au même moment, au très provincial et reculé métro Saint-Fargeau, deux bistrots qui se font face rivalisent pour montrer ce que je veux voir... Et me voici au centre d'une métropole qui a une allure folle, dont la population est nombreuse et diverse, qui sait faire la fête... mais je dois me rendre à une évidence que je connaissais pourtant déjà : les écrans y crépitent pour le foot et - à la rigueur - pour le rugby des Nations.

Il est déjà 21h bien sonnées. Un peu découragée quand même, j'élargis l'aire de ma battue. Je quitte les lieux branchouille du vieux Lille, la rutilante Grand Place ornée de sa grande roue hivernale. A présent trop loin de Wazemmes (où j'aurais peut-être été plus chanceuse), je remonte, pour éviter les rues piétonnes où les restos alternent avec les fringues, la très banale et à peu près déserte rue du Molinel.
Mon seul espoir : tomber sur un bistrot footeux où on aura allumé la télé par habitude, histoire d'avoir un bruit de fond et des clameurs de goal.
Conduite par un reste de flair prolétarien, je reluque un troquet d'habitués qui s'appelle "La Terrasse". Juste un groupe au comptoir et sur le côté, une image télé qui s'agite. Trop de bleu, de rose, de rayures et de vert pour que ce soit du hip hop ou des clips "musicaux". Mais oui c'est ça ! Il faut que j'entre bien vite avant que ces quelques clients quittent les lieux et permettent au patron de tirer les rideaux déjà prêts.medium_StadeF-BayonneSport365.fr.jpg
medium_Foot3Brasseurs.jpgHaletante, j'arrive pour la 45e minute. On me fait un accueil citadin, à la fois bien élevé et réservé, cachant tout juste un peu d'étonnement.
Et c'est ainsi que j'ai pu voir, dévorant ma soucoupe de cacahuètes devant une bière succulente à un prix défiant toute concurrence, cinq essais (1) d'un Stade français ayant à tous les sens du terme retrouvé ses couleurs pour mettre en déroute l'Aviron bayonnais...

Affamée et la tête dans les fleurs de lys roses, j'atterris finalement chez un grand classique "Aux Trois Brasseurs", pour un souper tardif. Devant mon potjevleesh, environnée de photos de cyclisme, j'avise dans la niche qui me fait face le moulage d'un joueur de foot en costume ancien. Désespérant de pouvoir parler de ce que j'ai vu ce soir, je branche le garçon sur cette figure légendaire (que je soupçonne être Just Fontaine, mais dites-moi votre avis - le costume est tout de même plus qu'années cinquante, non?) : il ne sait pas qui c'est !!!

A l'hôtel ce matin, le gérant prend des nouvelles de mes pérégrinations : "Alors ils ont gagné !!!" "-Comment, mais vous vous intéressez au rugby?". Avec un petit sourire modeste et comme pour s'excuser, il réplique -"eh oui... de temps en temps, c'est que, voyez-vous, je suis parisien!"


1 - Les essais de seconde mi-temps : Arias, Saubade, Bergamasco, Bastareaud, Burban, qui s'ajoutent aux deux marqués en première mi-temps (Saubade et Papé).

Sommaire du blog

lundi, 19 novembre 2007

Club français cherchent recette de mayonnaise

Clubs français cherchent recette de mayonnaise

 

En lisant le billet précédent, vous avez cru que je retournais ma veste rose ? Il m'a semblé bien normal de ressortir mesmedium_ToulouseLeinsterEssai.jpg accessoires de fête pour célébrer cette magnifique victoire de Toulouse sur Leinster hier soir, et surtout pour signaler un match très différent des trois autres que j'ai vus ce week-end engageant des clubs français en Coupe d'Europe.

J'ai vu Biarritz-Saracens, Stade français-Bristol, Clermont-Munster. Le point commun c'est à mon avis que les clubs français ne sont pas encore bien "dans le coup", qu'ils ont besoin d'un petit tour de chauffe pour entrer vraiment dans cette compétition, et après tout rien d'étonnant ni de très très alarmant. On voit d'excellents joueurs, de très bonnes intentions, beaucoup de courage, mais ça manque de réglage, d'huile dans les rouages : la mayonnaise n'est pas prise. Question de mise au point, de technique collective.

J'excepte le match Bourgoin-Ulster, que je n'ai pas vu. Pour mes chouchous du Stade français, les choses sont un peu plus inquiétantes, l'infirmerie ne faisant que se remplir, Skrela et Fillol ayant leurs "jours" bons... et moins bons - en revanche je suis impressionnée par la régularité de Jeanjean. Rien qu'en voyant la tronche de Fabien Galthié dans les tribunes, je crois que je ne suis pas très loin du vrai... en ce moment la mayonnaise tourne... espérons que c'est uniquement faute d'ingrédients disponibles.

Voilà dans quel état d'esprit nous (1) allumons la télé hier soir, drapeau rose en berne, un peu dans la déprime et dans la brume d'une grippe tenace (à peine secourue par le mouchoir rouge et noir que Benoît annonçait sur un commentairemedium_ToulouseLeinster.jpg injustement dépressif)  : allez on va quand même regarder au moins le début, on se rabattra sur un film si (ou dès que) ça tourne mal... Et voilà que dès l'entame, c'est une impression totalement différente : une équipe toulousaine non seulement composée de grands joueurs, non seulement pleine d'envie et d'allant, mais parfaitement au point, une mécanique qui tourne à toute vitesse et qui envoie un jeu magnifique. Même si ce n'est pas très efficace en première mi-temps, on se dit que forcément ça paiera, on est au rugby il n'y a pas de fatalité, ce sont les forces et les habiletés qui décident ... et le résultat final est là, logique, reflétant rationnellement une parfaite homogénéité, homogénéité qu'on a pu mesurer par les changements de joueurs en seconde période : c'est tout juste si je me suis rendu compte que Kelleher avait remplacé Elissalde...!

Alors même si la Coupe d'Europe n'est pas encore partie vers Toulouse, c'est vers le Stade toulousain que, me medium_Mayonnaise_DC_t.jpgsemble-t-il, les clubs français doivent porter leurs regards pour reprendre en main la recette de la bonne mayonnaise. Certes ça ne vide pas une infirmerie trop bien garnie, mais ça permet de ne pas oublier que le rugby est un sport fondamentalement collectif : un art de faire la mayonnaise, de réussir l'homogénéité et la fermeté d'une émulsion. Pour cela les bons ingrédients sont nécessaires mais pas suffisants, il faut un tour de main sans fébrilité, et un peu de temps.

C'est Greg qui va être content : parce que la mayonnaise d'ordinaire est jaune ! Mais il existe aussi des recettes de mayonnaise rose. Et même celles qui tournent, on peut toujours les rattraper.

(1) Nous c'est-à-dire mon mari Jean-Marie et moi. Dans un grand élan, JM a eu la bonne idée de souscrire abonnement à Canal +. Je crois qu'il ne s'est pas très bien rendu compte qu'il s'exposait à subir une moyenne de 3 matches par week-end. Si à cela on ajoute l'opéra (autre "sport sanguinaire"), et la danse contemporaine (autre "sport de corps à corps") c'est dur... Euh, je dois ajouter pour être complètement exacte qu'il a un petit faible pour le Stade toulousain.. donc en ce moment tout baigne (dans l'huile de mayonnaise bien sûr!).

Sommaire du blog

dimanche, 18 novembre 2007

Soirée rose (clair)

Soirée rose (clair)

  par Mezetulle

Pas besoin de concepts tordus pour ce que je viens de voir ce soir : un vrai gagnant !

Une journée commencée sous la pluie de Bristol saupoudrant les maillots bien ternes du Stade français, plombée par le brouillard irlandais du match Munster-Clermont, se termine en apothéose de feu d'artifice rose clair avec la superbe victoire de Toulouse sur Leinster... 33 à 6.

Rose comme le maillot. Clerc comme le joueur qui offre, avec un 4e essai, le bonus offensif au Stade toulousain... (je n'ai pas trouvé le bon numéro, mais le nuage me semble adéquat, non ?)

Comme dans mon magasin j'ai quelques accessoires roses que je n'arrive décidément pas à faire virer au cacadoie, ça me fait une bonne occase pour recycler mes pom pom girls qui commençaient à s'assoupir.

  Sommaire du blog

Le concept de "non-perdant"

Le concept de "non-perdant"

par Mezetulle

Palme décernée à Patrice Lagisquet pour un bel euphémisme plein d'ironie entendu ce matin à France-Info.

Interrogé au sujet des matches peu convaincants qui ont finalement vu la "victoire" du Biarritz Olympique contre Brive (en Top 14) le 2 novembre par 7 à 12 et contre le club anglais des Saracens (en Coupe d'Europe) hier par 21 à 22 - matches remportés principalement par les pénalités tirées par Dimitri Yachvili, et où on a vu, malgré de très beaux déploiements et une grosse "envie", des cafouillages, de nombreuses passes approximatives - , il a en effet déclaré férocement medium_006-banderole3-112.jpg:

"On continue à ne pas perdre." 

C'est exactement ça. On aurait presque cru qu'il parlait d'un club de foot... où on peut aller très loin comme ça. Et d'ajouter, rassurant, sur le site du BO : "là, on n'a pas encore la bonne carburation". 

Le site du BO possède une rubrique "les bons mots"... mais je n'y ai pas trouvé (encore) celui-ci. 

Quant à mes chouchous du Stade français, pas besoin d'inventer un concept pour eux : ils viennent de perdre dans les grandes largeurs contre Bristol 17 à zéro. Perdant, carrément, même pas "non-gagnant" : au diable la litote, restons classique !!!

PS. Greg, je n'ai pas trouvé de mouchoir jaune pour Clermont, "non-gagnant" contre Munster, mon mouchoir rose, ça ira ? 

Sommaire du blog

jeudi, 15 novembre 2007

Pas de deux en rose et noir

Un pas de deux en rose et noir
Commentaire de la photo de R. Perrocheau

 par Mezetulle

Ceux qui ont vu l'article que j'ai eu la chance de publier dans Libération le 8 novembre auront remarqué cette magnifique photo en grand format qui le surplombait. Elle a été prise par Romain Perrocheau (agence Icon sport) qui a eu la gentillesse de me l'envoyer et de m'autoriser à la publier sur La Choule (1). Je le remercie infiniment. Vous pouvez la voir aussi dans l'album que je lui consacre : elle vaut bien un album à elle toute seule !

medium_PhotoRPerrocheau.JPG

Cette photo est admirable, par son sujet, par sa temporalité, par le mouvement qu'elle arrête et révèle, par ses couleurs, par tout ce qu'elle concentre du rugby. Elle fait le tour de ce que Roland Barthes, dans La Chambre claire, appelle le studium et le punctum. C'est un chef d'oeuvre par lequel mon article n'a pas été illustré (quel vilain mot!), par lequel il a été honoré, défié, exalté, couronné.

D'abord, son sujet. L'essai de Vincent Clerc à la 7e minute du match Stade toulousain - Stade français Paris à Toulouse le 3 novembre. Essai fulgurant où il aplatit la balle dans l'extrême coin de l'en-but, pendant une petite fraction de seconde. La photo pose la question du temps (que la vidéo vulgairement résout) : va-t-il aplatir avant ? Avant que la balle ne sorte, avant que Jeanjean ne le pousse en touche... Le punctum est dans ce suspens, et la photo serait moins belle si elle montrait l'instant d'après. En écartant l'instant définitif, elle montre le véritable instant, l'instant décisif où les choses sont suspendues, où le seul contact avec le sol est un demi-centimètre de la pointe du pied droit de Clerc - alors que Jeanjean, lui, est carrément en plein vol. Tous deux en atterrissage, mais encore dans l'élément aérien.

Cet essai en suspens aimante toute la photo et construit le studium en la polarisant tout entière sur le ballon. Les lignes de tous les regards convergent et unissent les deux joueurs, l'arbitre, les spectateurs tétanisés, tous inclinant leurs corps vers cet ultime point qui s'échappe en partie par l'angle inférieur droit de l'image. Hasard ou suprême art du cadrage ? Mais même si c'est un hasard, c'est un art d'avoir retenu cette photo, d'avoir su voir que cette apparente imperfection était une perfection. Imaginons un instant qu'on voie le ballon tout entier... la photo retomberait alors dans l'ordinaire informatif.

Chacun effectue cette inclinaison du corps à sa manière, selon son rôle et selon sa complexion. Les joueurs la produisent, élégamment, puissamment, totalement. L'arbitre la poursuit, s'essoufflant vers la vision d'une décision qu'il ne pourra pas prendre. Les spectateurs la miment, par une torsion que le rugby engendre même sur le plus avachi des fauteuils. Ici, dressés comme des ressorts projetés hors des "bacs à cul" inconfortables que sont les sièges des stades, on ne distingue même plus les supporters de telle ou telle équipe : Clerc en tire les ficelles au bout de ses doigts. L'ambiance revancharde et lourde qui régnait ce soir-là à Toulouse, perceptible même à la tv, se dissipe, se sublime, unissant les voeux contraires dans un élan rédempteur qui abolit les injures, les bras d'honneur, les sifflets... tout le monde est projeté dans l'éther, au-dessus des "miasmes morbides", dans l'élévation de ce qu'il faut aussi appeler un pas de deux en rose et noir.

1 - Il va sans dire que cette image n'est pas libre de droits... mais ça va mieux en le disant !

Sommaire du blog

dimanche, 11 novembre 2007

H Cup : un diable de début

Coupe d'Europe : un diable de début !

  par Mezetulle

Après un début de Top 14 qui renoue avec un rugby de mouvement, le rugby alerte, dégagé, risqué et plein de bulles se libère davantage encore dans ce début de H Cup sur les chapeaux de roue. 

medium_Arlequin.jpgJe viens de voir deux matches.

Hier Stade français - Harlequins, d'un grand classicisme, avec un Skrela décidément bien inspiré et des essais d'anthologie - mais oui Christophe, tu as les cannes ! Les cacadoie ont réussi à conjurer le syndrome infirmerie+congés. De nouveau en phase avec la devise parisienne, puisant des ressources dans une réserve absente... et faisant plus que ne pas sombrer, réduisant les Harlequins en pièces. Le plus drôle c'est la petite moue distanciée de Fabien Galthié au moment de la victoire (37-17) : allez Fabien, retiens-toi de sourire, des fois qu'on voie que tu es content !!! 

Mais aujourd'hui, on est passé du beau au sublime avec la rencontre Clermont - Llanelli, remportée haut la main par les jaunes (48-21). Un match totalement fou, endiablé, époustouflant, avec des passes, des renversements et des relances à n'en plus medium_Diable_rouge.jpgfinir, on en chavirait sur son fauteuil devant la télé ! Avec un truc que je n'ai encore jamais vu : on a même carrément joué dans l'en-but en fin de première mi-temps ! Ils sont fous ces Gallois. Et les jaunes qui en entame de 2e mi-temps s'essayent raisonnablement à "gérer" un score somme toute confortable : ils prennent deux essais en quelques minutes. Il a fallu remonter bien vite la mécanique et passer à la seule défense efficace: l'attaque incessante ! La cerise sur le gâteau c'est que cette folie n'avait rien à voir avec de l'agitation: très peu de pénalités ont été sifflées.

Voilà ce qu'on aurait aimé voir chez les Bleus face à l'Argentine et à l'Angleterre : la capacité à adapter sa stratégie dont a fait preuve Clermont cet après-midi (mais encore faut-il avoir plusieurs stratégies pour faire cela!) et la versatilité positive de Paris, cette aptitude cartésienne à trouver encore quelque chose à gratter au fond d'un tiroir qu'on pouvait croire vide ! 

PS. Pour voir des photos du match Clermont-LLanelli, allez sur le blog de Greg

Sommaire du blog

jeudi, 08 novembre 2007

La Choule dans Libé

La Choule dans Libé

 par Mezetulle

Le journal Libération du 8 novembre a été entièrement confié à des philosophes. Pari risqué de faire écrire ceux qui sont medium_LibéLogo.gifplus habitués à la temporalité méditative qu'à l'urgence du quotidien. Mais pari légitime : car la philo est née sur l'agora et en principe elle n'a pas peur du tumulte.

A vous de juger si le pari est réussi. En commençant bien sûr par la page des sports. 

La Choule, invitée à écrire un article sur le rugby dans cette édition philosophique, a choisi le tumulte et la rapidité de quatre matches des deux premières journées du Top 14 pour y comparer le rugby à un mille-feuille électrifié. L'article est magnifiquement doté d'une photo flamboyante (1) du premier essai de Clerc lors du match Stade Toulousain-Stade français du 2 novembre. Je dis bien doté, et non pas simplement illustré car la photo est trop bien choisie (merci le service des sports de m'avoir fait ce beau cadeau) pour être réduite à ce rôle subalterne... 

Lire l'article en ligne. Voir la liste des contributeurs et lire un article de Robert Maggiori expliquant l'entreprise de cette édition.

Voir ce commentaire de Pinkcity sur le forum de Rugbyrama. J'en rosis de plaisir... 

1 - Photo signée Romain Perrocheau, agence Icon Sport 

 Sommaire du blog

samedi, 03 novembre 2007

Le drapeau rose assommé par la brique rose

Le drapeau rose assommé... par la brique rose
Stade toulousain - Stade français 3 novembre

 par Mezetulle

medium_BriquesGalets.jpg Une brique toulousaine flamboyante... impénétrable et dure dans la défense, brûlante dans mêlées et les mauls, légère dans les renversements d'attaques dignes d'une anthologie. Si seulement on s'était régalé comme ça tout au long de la CdM !!!

Rien à dire, rien à faire : mes chouchous ont pris une belle leçon. On peut toujours se consoler en disant que c'est une espèce d'équipe B, que tout le monde est à l'infirmerie, qu'il y avait des jeunes pleins de promesses, que Toulouse avait ses "ténors" augmentés d'un Kelleher souverain... et que le contentieux France-Argentine est venu surdéterminer cette rencontre (ce qui s'est un peu vu à la fin..!). Rien que de voir la tronche de Fabien Galthié à la mi-temps, on avait compris que le mot d'ordre ne pourrait être que défensif : limiter les dégâts, c'est tout ce qu'ils pouvaient tenter de faire... et qu'ils n'ont pas trop fait, encaissant un essai à la dernière minute, même si Skrela était dans un de ses bons jours.

Chargé de briques roses jusqu'à la gueule, le vaisseau parisien boit la tasse. Entreprise de renflouage souhaitée et urgente si on ne veut pas voir certain Bouclier partir à la dérive.

Plombée par la déception, je suis incapable d'écrire un article agréable à lire : je vous renvoie au superbe article de Benoît Jeantet sur son blog Rugbymane

 
Sommaire du blog 

vendredi, 02 novembre 2007

La Choule en pause... pour la bonne cause

La Choule en pause... pour la bonne cause

 par Mezetulle

Quoi, La Choule n'a pas publié depuis le 27 octobre?? Coup de pompe ? Essoufflement ? Exclusivité parisienne partisane? Allez, j'ajoute encore l'hypothèse la plus fantaisiste : limite d'âge ?

Meuh non (comme dirait Lio) ! Mezetulle est invitée à écrire un article dans l'édition spéciale superchic de Libération du 8 novembre, entièrement rédigée par des "philosophes", coordonnée par Robert Maggiori avec le concours de CitéPhilo (que Mezetulle connaît bien, ayant participé à cette manifestation lilloise depuis sa création en 96) ; ça ne s'invente pas. Et devinez le sujet qui m'échoit ? Donc n'ayant pas le don d'ubiquité, ne pouvant pas jouer sur tous les terrains à la fois, je retiens mon souffle et ma plume (ou mon clavier) pour cette bonne cause.

Au programme du week-end : gavage de matches du Top 14 (à la télé car les déplacements ne sont pas prévus, euh d'ailleurs je crois que je n'aurais pas pu suivre). Brive-Biarritz ce soir, Bayonne-Dax demain, Toulouse-Stade français (aïe parviendrai-je à garder la tête froide?) dimanche. La totale. Avec un menu aussi copieux, je trouverai bien quelques petits trucs à me mettre sous la dent pour les faire passer à la moulinette conceptuelle dont j'affûte les lames...

Heureusement, cette moulinette n'a pas de fonction broyeuse, et j'essaie de faire en sorte que ses couteaux exaltent la saveur des objets qu'ils dissèquent sans les déchiqueter : j'aurai beaucoup de plaisir à regarder ce début de championnat où l'on continuera à saluer comme le week-end dernier, je l'espère, le retour du jeu offensif et gracieux.

En plus j'ai un bon prétexte pour regarder tout  ça : c'est pour bosser ! 

Sommaire du blog

Toutes les notes