mardi, 24 juin 2008

La Choule - Accueil

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- Quelle est la ligne de ce "blog intello" ? Qui est Mezetulle ?

    Mise à jour du 24 juin 2008. Bonne visite !

10:54 Publié dans Editos | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : blog

Deux saisons. Edito de fermeture

Deux saisons, une coupe bien remplie, mais un sac vide !
Edito de fermeture

 par Mezetulle

La Choule a ouvert en février 2007. Deux saisons de rugby, deux tournois des VI Nations, deux championnats de France, et trois coupes pleines à ras bord (deux H Cup et une Coupe du monde). Il y a certes encore de la place dans la coupe, mais le sac de La Choule se vide... et finit par ne plus présenter que de médiocres commentaires de match ou des anecdotes rose paillettes coiffées d'un très traditionnel béret.

Mais n'allons pas racler les épluchures au fond du sac : après avoir médité tant de fois sur la temporalité, restons sur le flamboyant souvenir de ces deux saisons. La Choule s'arrête en pleine forme à la veille d'une finale de Top 14 qui promet d'être plus que passionnante. Son coeur battra pour Clermont, avec une pensée pour Greg bien sûr. Mais comme elle aime beaucoup le rose elle applaudira aussi le beau jeu toulousain !

Le blog reste ouvert à la consultation tant que la plate-forme Paramourdurugby le permettra : 117 articles tout de même ce n'est pas rien ! Certains, susceptibles de ne pas prendre trop de rides, seront repris avec quelques adaptations sur le blog de Catherine Kintzler Mezetulle que je vous invite à visiter surtout si vous aimez les articles intello légèrement casse-pieds.

Et pour avoir toujours un aliment frais, un bon goût salé de pelouse pimentée, La Choule vous recommande les blogs figurant ci-contre en lien, tout particulièrement Rugbymane, Esprit en mêlée , Ovalove et Fenêtre ovale qui sont bien loin d'avoir vidé leur sac !

Merci à la plate-forme Paramourdurugby pour cette très bonne idée, pour la présentation et la maintenance. Merci aux bloggeurs amis qui ont accueilli La Choule et ses parti-pris avec tant d'esprit et de bonne humeur. Catherine reste en ligne : rendez-vous sur Mezetulle.

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dimanche, 20 avril 2008

La Choule en manque

La Choule en manque

 par Mezetulle

Privée de télé Canal+ en ce moment, La Choule en est réduite à écouter les échos des matches du Top 14, à prendre des infos de seconde main... Qu'est ce que vous voulez faire avec ça ? Pas la moindre petite fleur arrachée à une pelouse à se mettre sous le nez, pas le moindre beau petit problème intello à débusquer à la sortie d'une mêlée bien opaque. Juste de très beaux résultats "secs" pour Clermont et pour un flamboyant Beauxis, des nouvelles tristounettes pour Vincent Clerc, et un peu de nostalgie pour la page que tourne Peter De Villiers. En fait, j'attends que Greg se réveille pour pouvoir me précipiter sur son blog et lire le dithyrambe qu'il ne manquera pas de poster en l'honneur de l'ASM.

Paradoxe : c'est lorsque je séjourne en Ariège, dans une Ovalie plus-que-parfaite, que je me trouve dans cet état de manque ! Alors qu'à Paris.... bref, le monde à l'envers. Assez pleurniché : il me reste à éteindre la télé ("il n'y a vraiment rien") et à prendre un break en consultant Rugbyrama...

Ah oui tout de même je mets mon polo fleurdelisé, eh bien que croyez-vous qu'il m'arrive dans les rues de Lavelanet ? Rien du tout, même pas le moindre petit chambrage. Pas évident de transformer du cacadoie taché de rose en chiffon rouge... Je me demande finalement si je n'aurais pas dû plutôt apporter le tout rose avec "Paris" en gros marqué dessus. Bof, comme le dit Proust, avec les femmes tout finit par une question d'essayage.

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samedi, 15 mars 2008

Rugby en salle et par procuration critique

Rugby en salle et par procuration critique

 par Mezetulle

Le programme de la Choule cet après-midi du 15 mars ? Scotchée sur France 2, enfilant les plus belles perles du rugby européen, avec Italie-Ecosse, puis Angleterre-Irlande pour exploser avec l'apothéose Pays de Galles-France ?

Mais non, vous n'y pensez pas : le calendrier des VI Nations, ne consultant jamais celui de la très vénérable Société française de philosophie (née en1901, à peu près en même temps que les rencontres qui ont donné naissance à ce bel objet sportif), La Choule enfilera des perles tout aussi prestigieuses dans l'amphithéâtre Michelet de la Sorbonne. medium_Dioptrique3.gifProgramme : réunion du bureau, Assemblée générale, Conférence, Débat, Réception du conférencier à la brasserie "Le Balzar"... Arrf, je pourrai toujours avoir le lot de consolation en Top 14 avec Perpignan-Montpellier en soirée et demain un Stade français-Clermont qui s'annonce plus que pathétique.

Sécher ? vous n'y pensez pas : c'est moi qui ai le carnet de chèques et sans moi ils ne pourront rien boire... Et puis la conférence sur Vico par Alain Pons sera sans aucun doute à la hauteur de l'intérêt d'une belle rencontre de rugby, la pensée critique ayant elle aussi, comme vous le savez, ses saveurs acides et ses moments "champagne". Enfin, sachez que le Bureau de la SFP est composé en grande majorité de maniaques des sports de balle (avec une petite tendance à préférer le foot pour certains d'entre eux, m'enfin...). Le logo de la SFP vous rappellera peut-être quelque chose: c'est le petit joueur de paume de la Dioptrique de Descartes, lui que j'ai toujours trouvé si bon pour le moral...

On aura donc le plaisir de parler, de faire nos pronostics, de dire tout le bien et le mal que nous pensons des joueurs, du sélectionneur, des arbitres, des maillots, de la pelouse, du temps qu'il fait, de célébrer les matches et les tournois de jadis et naguère, et de s'abandonner, pendant le pot, aux délices de quelques explications de texte du Midol. Non sans avoir soigneusement, avant de partir, programmé les magnétoscopes et autres enregistreurs.

Chers amis rugbymaniaques et amateurs de belles joutes critiques, ayez une pensée pour La Choule cet après-midi, et avant d'allumer vos étranges lucarnes, allez jeter un coup d'oeil sur le site internet de la Société française de philosophie...

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lundi, 25 février 2008

La Choule a un an !

La Choule a un an !

par Mezetulle

La Choule fête aujourd'hui son anniversaire. Il y a un an, elle déboulait sur la pelouse, brandissant sa pancarte intello, traînant sa langue d'oïl picarde et sa fleur de pavé parisienne qui a bien vite viré au rose... Elle fut accueillie dans la plus pure tradition des gentlemen et de l'esprit qui souffle sur les balles ovales, pas seulement pour les gonfler.

En cadeau d'anniversaire, le XV de France lui offre une défaite contre l'Angleterre... défaite pleine de promesses, encourageante. On a beau cultiver le grognon qui met le Stade de France en bouteille avec des « si » imprécateurs, on n'arrive pas à se lamenter, encore moins à pleurer devant ce bouquet de bourgeons acides encore duveteux sous le soleil de février, un peu naïfs mais tellement talentueux et courageux. A mon avis, ce genre de bourgeon fleurit et mûrit vite.

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lundi, 31 décembre 2007

Bonne année !

Bonne année !

par Mezetulle

Bonne année à tous !
La Choule a pris des vacances et poursuit son parcours en passant par la case Champagne. Il faut de temps en temps arrêter la drogue internet pour se livrer à des ivresses plus bachiques.

De toute façon, rugby et champagne, ça va bien ensemble, non ?

Qu'ils restent longtemps, longtemps ensemble: voilà mon voeu.

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mardi, 18 décembre 2007

Cognac ou whisky

Cognac ou whisky il faut choisir.
Une arrivée à la 63e

par Mezetulle

Une très belle virée offerte par mes anciens étudiants nous a menés près de Cognac, dans un hôtel-château sur les bords de la Charente, avec medium_16122007_001_.jpgcognathèque (voir aperçu sur la photo), et tout ce qu'il faut... même en hiver la piscine a de l'allure avec son couvercle gelé ponctué de feuilles mortes. medium_16122007_003_.jpg

Quand même on ne va pas regarder la télé alors qu'un dîner gastronomique nous attend. Allez, je déserte les écrans du week-end pour un cocktail au Cognac, une barre de foie gras au Pineau, un soufflé au chocolat (flambé évidemment). Deuxième soir, on essaie cette fois le consommé potimarron avec huître chaude, le pigonneau laqué (mmm il n'y aurait pas encore un peu de Pineau là-dedans ?), les mignardises.

Tout ça pendant que le Stade français prend une raclée à Cardiff... et que Bourgoin s'éloigne aussi dans le brouillard. Il fallait vraiment que ce soit très bon pour se détourner de ces désastres obscurs. Je ne vous raconte pas le circuit du vignoble, le carton précieux imprégné d'effluves savantes chargé précautionneusement dans la voiture, les bords glacés de la Charente et l'inévitable crochet par Royan rien que pour voir l'océan et déguster quelques Marennes... Très classique tout ça, mais le classique... c'est chic.

Dimanche, on rejoint l'Ariège, via Agen et Toulouse : quel circuit ! traversée de l'Ovalie parfaite vers l'Ovalie plus-que-parfaite. Au passage de Toulouse, il est à peine 16h, et un brouillard à couper au couteau - vont-ils seulement voir les transformations ? On arrive à la maison, et là, les pieds dans les valises, le carton de Cognac délicatement déposé au milieu de la cuisine, vite vite allume la télé, le match Toulouse-Leicester n'est pas fini. Mais non il n'est pas fini. Juste pour la 63e minute : essai de Clerc! ça ne pouvait pas être autrement : à Leicester, ils ont aussi du brouillard, mais ils n'ont pas de cognac.

Après ce que j'ai goûté, après ce que j'ai vu, après ces sommets de haute culture, il faut de toute nécessité prendre une très bonne résolution à appliquer sans attendre 2008 : j'abandonne le whisky pour le cognac. Allez, un peu d'armagnac sera aussi bienvenu, rien que pour parfaire l'Ovalie.

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vendredi, 02 novembre 2007

La Choule en pause... pour la bonne cause

La Choule en pause... pour la bonne cause

 par Mezetulle

Quoi, La Choule n'a pas publié depuis le 27 octobre?? Coup de pompe ? Essoufflement ? Exclusivité parisienne partisane? Allez, j'ajoute encore l'hypothèse la plus fantaisiste : limite d'âge ?

Meuh non (comme dirait Lio) ! Mezetulle est invitée à écrire un article dans l'édition spéciale superchic de Libération du 8 novembre, entièrement rédigée par des "philosophes", coordonnée par Robert Maggiori avec le concours de CitéPhilo (que Mezetulle connaît bien, ayant participé à cette manifestation lilloise depuis sa création en 96) ; ça ne s'invente pas. Et devinez le sujet qui m'échoit ? Donc n'ayant pas le don d'ubiquité, ne pouvant pas jouer sur tous les terrains à la fois, je retiens mon souffle et ma plume (ou mon clavier) pour cette bonne cause.

Au programme du week-end : gavage de matches du Top 14 (à la télé car les déplacements ne sont pas prévus, euh d'ailleurs je crois que je n'aurais pas pu suivre). Brive-Biarritz ce soir, Bayonne-Dax demain, Toulouse-Stade français (aïe parviendrai-je à garder la tête froide?) dimanche. La totale. Avec un menu aussi copieux, je trouverai bien quelques petits trucs à me mettre sous la dent pour les faire passer à la moulinette conceptuelle dont j'affûte les lames...

Heureusement, cette moulinette n'a pas de fonction broyeuse, et j'essaie de faire en sorte que ses couteaux exaltent la saveur des objets qu'ils dissèquent sans les déchiqueter : j'aurai beaucoup de plaisir à regarder ce début de championnat où l'on continuera à saluer comme le week-end dernier, je l'espère, le retour du jeu offensif et gracieux.

En plus j'ai un bon prétexte pour regarder tout  ça : c'est pour bosser ! 

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mardi, 02 octobre 2007

Fatalisme ou philosophie : Descartes c'est bon pour le moral !

Fatalisme ou philosophie. Descartes, c'est bon pour le moral!

 par Mezetulle

Fatalisme ou philosophie ? 

Il est clair que le OU est exclusif : on ne peut pas être à la fois fataliste et philosophe, comme le suggère pourtant un sous-titre lu dans Rugbyrama  le soir du 30 septembre.

Le fatalisme, c'est s'en remettre entièrement à ce qui ne dépend pas de soi (la "fortune" des Anciens), c'est encore abdiquer toute analyse, toute connaissance, toute force, toute excellence. Etre fataliste, c'est croire que ce qui arrive devait arriver quoi qu'on fasse, quelles que soient les circonstances, au mépris de la liaison des causes et des effets ; par exemple, si je dois mourir empoisonnée par les champignons, je mourrai ainsi même si ne n'absorbe aucun champignon, ce qui est absurde.

Une équipe de rugby fataliste, ce serait une équipe qui ne se prépare pas, qui ne travaille pas, qui n'analyse pas les situations, qui croit simplement qu'elle va perdre ou qu'elle va gagner, sans raison, parce que "c'est écrit". Une telle équipe n'existe pas. Donc les Bleus ne peuvent pas être fatalistes.

Ils peuvent et doivent en revanche "prendre les choses avec philosophie" - ce qui est tout le contraire du défaitisme. Alors maintenant, on va, selon l'expression de Lio, "passer la surmultipliée" et se tourner ver le le plus sport, le plus classe, le plus mousquetaire des grands philosophes qui ont expliqué ça - et comme en plus c'est un grand écrivain français, ça va être un plaisir. Tenez-vous bien, ça décoiffe.

 

Le cycle des gonflés et des dégonflés

La pire chose qui puisse arriver à un être humain, précise Descartes dans son traité des Passions de l'âme et sa correspondance avec Elisabeth de Bohême, c'est de se livrer à ce qui ne dépend pas de lui. Bien sûr il arrive tout le temps dans la vie qu'on soit accablé par des circonstances qu'on n'a pas choisies : se casser une jambe alors qu'on n'a pris aucun risque, recevoir une crotte de pigeon sur la tête, avoir laissé son parapluie à la maison parce que la météo a annoncé du beau temps et qu'ils se sont gourrés, aller à Cardiff, rencontrer les All Blacks un peu plus tôt qu'on ne l'avait espéré...  

Mais une chose est de considérer cette extériorité comme une poisse, de l'intérioriser, de s'en affecter, de s'y jeter à corps perdu et d'en faire un objet de fascination de telle sorte qu'on s'oublie soi-même, une autre est de la regarder comme purement extérieure, comme une donnée d'un problème à traiter afin de se reconcentrer sur soi-même, de se fixer sur ses points forts afin que l'âme puisse "combattre avec ses propres armes" :

"Ce que je nomme ses propres armes sont des jugements fermes et déterminés touchant la connaissance du bien et du mal, suivant lesquels elle [l'âme] a résolu de conduire les actions de sa vie ; et les âmes les plus faibles de toutes sont celles dont la volonté ne se détermine point ainsi à suivre certains jugements, mais se laisse continuellement emporter aux passions présentes, lesquelles, étant souvent contraires les unes aux autres, la tirent tour à tour à leur parti et, l'employant à combattre contre elle-même, mettent l'âme au plus déplorable état qu'elle puisse être." (article 48)


Avec cela, Descartes décrit aussi bien les déprimés que les exaltés : ce sont les mêmes qui se gonflent lorsque l'extériorité leur sourit et qui se dégonflent lorsqu'elle leur est contraire... comme si ça venait d'eux. Cela nous vaut un magnifique et féroce portrait des maniaco-dépressifs cycliques. Le cycle est celui de l'orgueil et de l'humilité vicieuse  - avoir tantôt bonne tantôt mauvaise opinion de soi sur des motifs extérieurs. Par exemple je me trouve belle, oui, mais comme dit la chanson "si tu crois fillette qu'ça va qu'ça va qu'ça / va durer toujours /ce que tu te gourres ce que tu te gourres". Revenons de Queneau à Descartes :

"Pour la bassesse ou l'humilité vicieuse, elle consiste principalement en ce qu'on se sent faible ou peu résolu, et que, comme si on n'avait pas l'usage entier de son libre arbitre, on ne peut s'empêcher de faire des choses dont on sait qu'on s'en repentira par après ; puis aussi en ce qu'on croit ne pouvoir subsister par soi-même ni se passer de plusieurs choses dont l'acquisition dépend d'autrui. Ainsi elle est directement opposée à la générosité ; et il arrive souvent que ceux qui ont l'esprit le plus bas sont les plus arrogants et superbes, en même façon que les plus généreux sont les plus modestes et les plus humbles. Mais, au lieu que ceux qui ont l'esprit fort et généreux ne changent point d'humeur pour les prospérités ou adversités qui leur arrivent, ceux qui l'ont faible et abject ne sont conduits que par la fortune, et la prospérité ne les enfle pas moins que l'adversité les rend humbles. Même on voit souvent qu'ils s'abaissent honteusement auprès de ceux dont ils attendent quelque profit ou craignent quelque mal, et qu'au même temps ils s'élèvent insolemment au-dessus de ceux desquels ils n'espèrent ou ne craignent aucune chose. " (art. 159)

 

 Générosité et modestie : ne pas s'oublier soi-même

On en revient donc à la connaissance parce que "ce sont ceux qui se connaissent le moins qui sont le plus sujets à s'enorgueillir et à s'humilier plus qu'ils ne doivent, à cause que tout ce qui leur arrive de nouveau les surprend et fait que, se l'attribuant à eux-mêmes, ils s'admirent, et qu'ils s'estiment ou se méprisent selon qu'ils jugent  que ce qui leur arrive est à leur avantage ou n'y est pas." (art. 160)

Au contraire, le "généreux" est à la fois digne et modeste, à la fois sûr de lui et défiant de lui-même, sûr de lui parce que défiant de lui : il sait que sa force existe, qu'elle peut lui manquer, il sait que des choses contraires peuvent l'entraver, que des choses favorables peuvent le "gonfler", mais il ne confond jamais ce qui vient de lui, dont il est l'auteur, et ce qui vient d'autrui ou des choses qui lui sont extérieures. Il "subsiste par lui-même".

Belle leçon à la fois de modestie et de concentration sur soi, qui instaure d'ailleurs, si on y réfléchit bien, une profonde égalité entre les hommes. Elle n'est pas seulement à rappeler pour un match à Cardiff contre les "redoutables" All Blacks (qui ne sont pas des extra-terrestres : ils méritent autant de considération que d'autres, mais pas plus... et pas moins), elle est à l'ordre de tous les jours, pour tout le monde.
Ne jamais croire que c'est perdu. Ne jamais croire que c'est gagné.

Alors oui, mais vous allez me dire : ils vont à Cardiff par leur propre faute, à cause du match perdu contre l'Argentine.
Je suis allée poser la question à Descartes : qu'est-ce qu'on fait quand on a commis une erreur, quand on pense qu'on a été au-dessous de ce qu'on pouvait être ?
Il m'a répondu, très simplement : il n'y a rien de plus triste que les regrets et les repentirs, tout ce qui t'enlève de la force est mauvais car tu continues à être au-dessous de toi-même ; on corrige si c'est possible, sinon on arrête d'y penser, et de toute façon on prend la résolution de faire ici et maintenant ce qu'on peut faire de mieux .

Ne jamais croire que c'est perdu, ne jamais croire que c'est gagné, ne jamais être au-dessous de soi même.
Comme ce cavalier "qui partit d'un si bon pas".

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jeudi, 27 septembre 2007

Choule à la noix.... d'honneur

Choule à la noix... d'honneur

 par Mezetulle

La Choule décroche "La noix d'honneur" du Canard enchaîné du 26 septembre 07, pour sa réponse à la question du journal Le Monde du 25 sept - Jean-Louis Aragon lui a en effet demandé si certains philosophes auraient fait de bons joueurs de rugby...

La Choule ne s'est pas dérobée et a commencé une sélection (notamment Hume en pilier, Descartes en demi d'ouverture et Rousseau pour "pourrir le jeu des autres"), puis a renvoyé au manuel qui donne le moral en toutes circonstances : le traité des Passions de l'âme de Descartes.

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 Commentaire du Canard : "relire les Essais de Montaigne serait peut-être plus approprié"... Sûrement, mais j'avais déjà entendu cent fois cette blague chez mes amis philosophes !

Allez, La Choule, encore un effort ! Transforme l'essai et tu franchiras allègrement "Le mur du çon"... 

 

 

 

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